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quinta-feira, março 17, 2005
IMAGENS: CINEMA AFRICANO

Porque são tão pouco noticiadas as questões relativas a África, nos media, em Portugal? Com o nosso passado, com as portas que se estão a abrir para alguns jovens portugueses nos países africanos como Angola, Moçambique e S. Tomé, parece importante que as agendas africanas não sejam esquecidas. Por exemplo, no cinema.

Triomphe sud-africain à Ouagadougou
BURKINA FASO - 13 mars 2005- par RENAUD DE ROCHEBRUNE, ENVOYÉ SPÉCIAL
Jeune Afrique Intelligent


Sélection de qualité et palmarès très politique pour la dix-neuvième
édition du festival, qui a salué l'éclosion soudaine et massive de la
cinématographie du pays de Mandela, jusque-là fort discrète.


En annonçant, le 5 mars, dans le stade du 4-Août de Ouagadougou, le
palmarès du dix-neuvième Fespaco, le président du jury, le réalisateur
marocain Souheil Ben Barka, a salué « un festival d'une richesse
exceptionnelle, d'une grande diversité et de très bon niveau ». Il a même
ajouté sans craindre l'emphase que « la qualité très relevée des films
africains doit leur permettre d'affronter les grands festivals
internationaux - Cannes, Venise, Berlin - sans complexe ».
Après avoir visionné la totalité des vingt films en compétition dans la
capitale du Burkina Faso, qui représentent à quelques exceptions près le
meilleur de la production du nord et surtout du sud du Sahara des deux
dernières années, on aurait tendance, tout en relevant un progrès certain
par rapport à l'édition précédente en 2003, à nuancer fortement ce
verdict. Car toutes les régions profitent très inégalement de cette
évolution « globalement positive » du septième art sur le continent. Et si
la présence des films africains, de fait, a été presque confidentielle ces
dernières années dans les grands festivals - seul le superbe Moolaadé, de
Sembène Ousmane a eu droit aux honneurs de la sélection officielle lors du
dernier Festival de Cannes -, on ne saurait attribuer cette faible
exposition aux seuls effets de mode qui jouent en faveur d'autres
cinématographies du Sud comme celles d'Iran, de Chine, de Corée ou, depuis
peu, d'Argentine. Avec un palmarès très « politique », le jury du Fespaco
2005 a, il est vrai, distingué les trois nations les plus prolifiques
sinon les plus créatives du cinéma africain actuel - l'Afrique du Sud, le
Maroc, le Burkina Faso -, qui ont raflé dans cet ordre les trois
principaux prix de la compétition des longs-métrages. On peut cependant
rester perplexe devant le choix du lauréat dans chaque cas.
Que l'Étalon d'or de Yennenga dût aller cette année à un film sud-africain
relevait presque de l'évidence : il paraissait judicieux de saluer
l'éclosion soudaine et massive de la cinématographie de ce pays, jusque-là
fort discrète. Les plus nombreux à Ouagadougou, notamment dans la
compétition avec 20 % des oeuvres présentées, les longs-métrages de la
patrie de Mandela étaient cependant de qualité très inégale. S'ils ont
impressionné par leur esthétique très travaillée - l'impact de la culture
publicitaire qui domine l'industrie audiovisuelle locale ? -, leur mise en
scène, certes professionnelle et servie par un montage souvent nerveux
mais très peu original, n'a pas convaincu outre mesure.
Le triomphateur de Ouagadougou, Drum, de Maseko Zola, est bien
représentatif de ce cinéma. Réalisé par un ancien combattant de la branche
armée de l'ANC, qui a levé le poing en signe de contentement comme il se
doit à l'annonce de sa « victoire », ce film, inspiré d'une histoire
réelle, nous fait suivre un grand journaliste d'investigation noir lors de
ses reportages dans l'Afrique du Sud des années 1950 pour le compte d'un
magazine dirigé par un Blanc « libéral ». Agissant à la manière du célèbre
écrivain allemand Gunther Walraff, l'auteur de Tête de Turc, le héros de
Drum - c'est le titre du journal - donne de sa personne afin de démasquer
les injustices faites aux Noirs aux pires heures de l'apartheid. Ainsi se
fait-il passer pour un ouvrier agricole à la recherche d'un emploi pour
dénoncer les conditions de travail confinant à l'esclavage qui règnent
dans une ferme afrikaner, se fait-il emprisonner brièvement pour décrire
l'effroyable façon dont on traite les prévenus, ou « emprunte »-t-il des
documents secrets pour démontrer les ravages de la spéculation immobilière
dans un quartier misérable de Johannesburg.
Un film avec un sujet fort, traité un peu comme un polar, avec de bons
acteurs, mais qui ne semblait pas promis à la récompense suprême. Le
favori des festivaliers et de la grande majorité de la critique était en
effet, à juste titre, Zulu Love Letter, le deuxième long-métrage de
Ramadan Suleman, auteur à la fin des années 1990 d'une adaptation réussie
du célèbre roman de Njabulo S. Ndebele, Fools. Cette histoire d'une
journaliste noire, mère d'une adolescente sourde de naissance, qui doit
affronter la police secrète qu'elle a vue autrefois assassiner une jeune
militante antiapartheid, est en elle-même intéressante. Elle permet de
montrer à travers une intrigue bien construite qui met en situation des
personnages complexes et attachants les difficultés qu'affronte l'Afrique
du Sud postapartheid alors qu'elle emprunte le dur chemin de la quête de
réconciliation entre Noirs et Blancs. Mais, grâce à une réalisation
parfois subtile et au jeu remarquable de Pamela Novemte Marimbe, qui lui a
valu justement un prix d'interprétation, le film atteint à une dimension
dramatique qui fait précisément défaut à Drum.
La cinématographie marocaine, ensuite, désormais leader du cinéma
maghrébin grâce à un soutien massif et persistant des pouvoirs publics, a
été récompensée à travers l'Étalon d'argent - depuis cette année, le
festival décerne des récompenses en or, argent et bronze comme aux jeux
Olympiques - accordé à La Chambre noire, de Hassan Benjelloun. Ce récit de
la descente aux enfers d'un ancien étudiant d'extrême gauche rattrapé par
son passé et emprisonné dans des conditions inhumaines pendant les «
années de plomb » du régime de Hassan II est bien mené et affronte
courageusement de face un sujet délicat. Tourné avant le lancement par
Mohammed VI de l'Instance Équité et Réconciliation, ce film apporte sa
pierre à un travail historique et civique nécessaire. Efficace bien que
sans originalité, ce long-métrage ne paraissait pourtant pas mériter de
supplanter au palmarès Le Grand Voyage, l'autre film marocain en
compétition, dont nous avons déjà souligné dans ces colonnes les qualités
(voir J.A.I. n° 2290).
L'Étalon de bronze, pour sa part, restera au Burkina, puisqu'il a été
attribué à un réalisateur du pays hôte, Kollo Daniel Sanou, pour Tasuma.
Cette sympathique chronique villageoise, contant non sans humour les heurs
et malheurs d'un ancien tirailleur toujours en attente d'une pension qui
n'arrive jamais, a obtenu sans surprise le prix du public décerné par RFI
après enquête auprès des festivaliers. Mais, en raison de sa facture très
conventionnelle, il n'est pas certain qu'il méritait plus que d'autres
longs-métrages burkinabè d'être distingué par le jury « officiel ». Comme
par exemple Ouaga Saga, comédie réjouissante qui propose un portrait de
Ouagadougou à travers les mésaventures d'une bande de jeunes gens sans le
sou qui rêvent de réussite. Ou La Nuit de la vérité, de Fanta Règina
Nacro, courageuse évocation métaphorique des guerres ethniques ravageant
l'Afrique noire qui ne peut laisser indifférent malgré ses nombreuses
maladresses et son « message » un peu trop moralisant.
L'évocation d'autres « oubliés » du palmarès, du moins pour les trois
récompenses majeures, permettra de souligner à quel point le cru 2005 de
la biennale panafricaine est au total plutôt satisfaisant. On peut
regretter ainsi que Les Suspects et El Manara, les deux films algériens en
compétition, qui abordaient de façon non manichéenne des questions
majeures de l'histoire contemporaine de l'Algérie - séquelles de la guerre
d'indépendance, guerre civile avec les islamistes -, n'aient reçu que des
trophées de consolation. De même que les deux films tunisiens, peut-être
les plus originaux de la sélection. Ainsi, Le Prince, de Mohamed Zran,
l'histoire en forme de conte de fées d'un apprenti fleuriste qui tombe
amoureux d'une belle banquière, a séduit par sa facture légère qui
tranchait avec le ton sérieux caractérisant de la plupart des autres
oeuvres présentées. La Danse du vent, de Taïeb Louhichi, qui relate les
affres d'un cinéaste en repérages, perdu dans le désert, a dérouté
beaucoup de festivaliers en raison de sa radicalité formelle : pas de
dialogues ni d'action, ou presque. Mais son apparente aridité narrative
n'est que la rançon d'une tentative réussie du cinéaste, qui filme si bien
son décor de sable, pour donner libre cours à l'imaginaire de son
personnage, magnifiquement incarné par l'excellent Mohamed Chouikh, et par
là même à celui du spectateur.
Dans des genres très différents et sans pour autant être convaincants d'un
bout à l'autre, trois autres films, enfin, ont montré quelques facettes du
talent singulier de certains cinéastes africains. Le Congolais Zeka
Laplaine, révélé autrefois par la comédie Macadam tribu, a su créer avec
Le Jardin de papa, racontant l'arrivée en Afrique d'un couple de Blancs
qui se retrouve dans une maison cernée par des militants politiques
excités, une atmosphère de thriller qui n'est pas sans rappeler - toutes
proportions gardées - l'extraordinaire Chiens de paille, de Sam Peckinpah.
Son compatriote Mweze Ngangura, auréolé de l'Étalon de Yennenga en 1999
pour Pièces d'identité et aujourd'hui auteur des Habits neufs du
gouverneur, a pour sa part réussi le pari difficile de transposer le conte
d'Andersen du même nom (celui, fameux, où il apparaît que « le roi est nu
») en comédie musicale à base de rumba.

Quant au réalisateur angolais Zeze Gamboa, il a fort bien évité le risque
du mélodrame dans Le Héros, déjà remarqué au festival de Sundance, un
récit lucide et émouvant des difficultés du retour à la vie civile d'un
ex-soldat mutilé qui échangerait volontiers ses décorations contre cette
prothèse qu'on lui a volée pendant qu'il dormait dans la rue.

Tous les films en compétition, y compris ceux que nous n'avons pas cités,
remplissaient bien cette année la « mission » que le cinéaste mauritanien
Abderrahmane Sissako, lauréat du Fespaco 2003 avec Heremakono, leur
attribuait récemment : « Faire que l'Afrique puisse, enfin, se raconter
elle-même. » Et il va de soi qu'à cet égard, on l'a bien vu à Ouagadougou,
tous les genres cinématographiques, quels que soient le support choisi (du
35 mm à la vidéo) ou le mode narratif adopté (de la fiction au
documentaire), peuvent participer à cette tâche essentielle. Peut-on
espérer que les nombreux gouvernements qui, surtout au sud du Sahara, ne
portent qu'une attention réduite au sort du septième art s'en rendent
compte ? Et agissent en conséquence en soutenant, chacun selon ses moyens,
la création audiovisuelle et plus spécifiquement son fleuron, la création
cinématographique.
 
José Carlos Abrantes | 8:47 da manhã |


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